Une nouvelle veine créatrice par Maison Living

Décoratrice-créatrice de mobilier, Irène Thiebauld a l’habitat dans la peau. Sensible à l’autre, elle passe de la résidence zoutoise à l’hôtel étoilé avec la même aisance.

Modeste, attentive, cosmopolite, Irène Thiebauld attire la sympathie. Un illustre grand-père sculpteur roumain, un père architecte du roi Fadh d’Arabie Saoudite… Cela laisse forcément des traces et développe un évident culte du Beau. Sous ce tempérament latin se cache une personnalité méticuleuse et appliquée qui, depuis 17 ans, se passionne pour la création d’un mobilier contemporain élégant et riche en caractère. « Je fais mon métier sérieusement mais je ne me prends pas au sérieux », ose-t-elle. Pourtant, dans le panorama qu’elle propose, on repère des projets prestigieux au Moyen-Orient où la conception va du gros oeuvre à la petite cuillère. Le même souci de détail s’applique dans la récente décoration du Couvent des Minimes à Mane en Provence reconverti en un gracieux Relais et Château. Pour chaque chambre, elle dessine et fabrique un mobilier exclusif, épuré en chêne wengé et vieilli. Opte pour les couleurs, imagine un paravent à bougies pour son spa de l’Occitane et enfin, avec son superviseur des travaux de mari, Bruno, opère à la pose des rideaux. Tout doit être parfait !!

Sans Elitisme

7ème Dimension se singularise par sa sensibilité à toutes les activités humaines qui font de chaque maison, de chaque conseil, un projet unique. Loin de vouloir se consacrer exclusivement aux aménagements « cle en main », Irène et Bruno déclientent gracieusement leur art de la mise en scène au mobilier. Dans ce cas, le sur-mesure est un must. « Nous devons être capable de faire face à toutes les demandes. Du chêne grisé à la laque rouge ».

Pour se sentir tout simplement accompagné lors d’un choix judicieux de couleurs, 7ème Dimension pratique dans ce cas de discrets honoraires.

L’art des paradoxes

Le dessin traditionnel à main levée n’implique pas nécessairement que le décorateur s’exprime exclusivement dans un style classique. Chez Sweet Home, la trempe est contemporaine et s’opère toujours sur la base de mélanges « faciles à vivre ». Bruno et Irène renforcent les stéréotypes qui dépersonnalisent les lieux. A l’instar de leur création mobilière, l’alliance des matières est intéressante. Le cuir va avec le métal, le bois escorte le verre, les notes froides se réchauffent auprès des taffetas et velours. L’apport de la couleur reste incontestable mais sans extravagance. Comme dans la vie, il règne dans ces décors, des vides et des pleins, des ombres et des lumières pour rien ne perdre de l’intimité.

Parution dans Maison Living : Une nouvelle veine créatrice
 


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